
- Editions L’Archipel
- Sortie le 21 août 2025
- 363 pages
- Thriller psychologique, suspense
Synopsis : Il y a deux ans, Beth et Tom Hardcastle tombaient amoureux d’un joli cottage au toit de chaume et décidaient de quitter Londres pour s’installer à la campagne.
Depuis, Tom fait chaque jour le trajet en train pour aller travailler à la City, tandis que Beth tient le coffee-shop qu’elle a ouvert dans le village et s’occupe de Poppy, leur fillette de trois ans.
Beth et Tom forment un couple idéal, qu’envient leurs voisins et amis. Jusqu’à ce jour où deux policiers viennent sonner à leur porte…
Mon avis : La femme du serial killer fait partie de ces lectures qu’on engloutit sans même s’en rendre compte. En deux jours à peine, malgré le quotidien, le roman s’impose par son rythme redoutablement efficace : chapitres courts, points de vue alternés, tension constante. Difficile de s’arrêter, encore plus difficile de ne pas vouloir “juste un chapitre de plus”.
L’autrice joue avec les codes du thriller domestique en s’appuyant sur un contraste très fort : une vie en apparence parfaite (maison charmante, couple modèle, enfant adorable) et un envers du décor bien plus sombre. Ce décalage fonctionne très bien et installe rapidement un malaise diffus, qui ne fait que s’intensifier au fil des pages.
Ce qui marque particulièrement, c’est la manière dont le roman aborde la domination, le contrôle et le silence. Certains passages sont franchement dérangeants, non pas par une violence spectaculaire, mais par des mécanismes psychologiques glaçants, malheureusement crédibles. On n’est pas seulement dans une enquête, mais dans une réflexion sur ce que l’on accepte, ce que l’on tait, et ce que l’on préfère ne pas voir.
La lecture est prenante jusqu’au bout. Le twist final est efficace, même si l’on peut avoir quelques doutes avant qu’il ne se révèle pleinement. La fin, volontairement laissée en suspens, prolonge le trouble et pousse le lecteur à s’interroger plutôt qu’à refermer le livre avec des réponses toutes faites.
Pour autant, malgré ses qualités évidentes, La femme du serial killer ne s’impose pas comme un coup de cœur. C’est un thriller bien construit, qui remplit parfaitement son rôle sur le moment, mais dont l’impact s’estompe une fois la lecture terminée. Une très bonne lecture, efficace et maîtrisée, sans pour autant laisser une empreinte durable.
Un thriller domestique prenant, dérangeant par ses thématiques, idéal pour les amateurs du genre, même s’il ne bouleverse pas durablement.
Ma note : 6/10 (voir mon système de notation)











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