
- Editions Baudelaire
- Sortie le 11 juillet 2024
- 234 pages
- Littérature générale, vie de femme, prise de conscience
Synopsis : Mariée, mère et grand-mère, Élise se sent seule et incomprise. Le monde va trop vite, elle ne comprend pas pourquoi les autres sont happés par leur propre vie sans penser à elle.
Elle a ce sentiment amer d’avoir tout donné, et de n’avoir rien reçu en retour.
Mais ses attentes sont-elles légitimes ?
Il lui faudra faire face à bien des déceptions pour comprendre que la félicité est dans l’acceptation de la vie, et que c’est à elle d’agir si elle veut changer les choses.
Cet ouvrage est un roman contemporain qui pose la question du sens qu’on peut donner au temps qu’il nous reste à vivre.
Mon avis : Il y a des romans que l’on commence par curiosité… et d’autres qui nous mettent immédiatement dans de bonnes dispositions. Trois lignes dans le journal fait clairement partie de ceux-là. Son résumé m’a tout de suite intriguée et j’avais très envie de découvrir l’histoire d’Élise, persuadée d’entrer dans un roman introspectif autour des relations familiales et du regard que l’on porte sur sa propre vie.
Très vite, l’écriture se révèle fluide et simple, presque évidente. On entre rapidement dans l’histoire et les pages se tournent avec facilité. C’est d’ailleurs l’un des grands points forts du roman : la plume de l’autrice est agréable à lire, sensible sans être lourde, et accompagne parfaitement ce récit centré sur l’évolution intérieure de son personnage principal. Et quel personnage…
Élise est de ces héroïnes qui peuvent rapidement agacer le lecteur. Au début du roman, je l’ai trouvée profondément agaçante : centrée sur elle-même, persuadée que le monde entier lui doit quelque chose, incapable de voir sa propre part de responsabilité dans ses relations avec les autres. J’ai souvent levé les yeux au ciel devant certaines de ses réflexions… et pourtant, j’avais très envie de savoir comment elle allait évoluer. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à poursuivre ma lecture avec curiosité.
Le roman suit une construction particulière : chaque chapitre correspond à un mois. Sur le papier, j’ai trouvé l’idée intéressante. Dans les faits, cette structure sert surtout à accompagner le déroulé de l’histoire et le cheminement d’Élise, sans que cela apporte forcément un véritable plus narratif.
Au fil du récit, le personnage évolue. Une évolution qui m’a laissée partagée : j’ai été soulagée de voir Élise changer enfin, mais cette transformation m’a aussi semblé assez rapide et brutale. On passe d’une Élise très centrée sur elle-même à une version beaucoup plus bienveillante et apaisée. Heureusement, l’écriture et la justesse de certaines observations sur les relations humaines permettent de maintenir l’intérêt.
Parmi les personnages secondaires, François, le mari d’Élise, m’a particulièrement marquée. Je ne dirais pas que je l’ai aimé (il reste lui aussi assez agaçant) mais il est intéressant à observer. Leur relation forme un miroir assez crédible de certaines dynamiques de couple, et on devine par moments des évolutions possibles… qui resteront malheureusement en suspens.
Car si j’ai globalement apprécié ma lecture, la fin du roman m’a laissée assez déconcertée. La conclusion prend une direction que je n’avais absolument pas anticipée. Sans en dire davantage pour ne pas gâcher la découverte, disons simplement qu’elle m’a laissée un peu frustrée.
Cela n’enlève rien aux qualités du roman, porté par une plume fluide et agréable et par un personnage qui ne laisse pas indifférent. Trois lignes dans le journal reste donc une bonne lecture, intéressante et bien écrite… même si la tournure finale prise par l’histoire ne m’a pas totalement convaincue.
Les lecteurs qui apprécient les romans introspectifs, centrés sur l’évolution d’un personnage et les relations humaines, devraient sans doute y trouver leur compte.
Je remercie chaleureusement les Editions Baudelaire de m’avoir fait découvrir ce roman et pour leur confiance.
Ma note : 7/10 (voir mon système de notation)











Laisser un commentaire